
LE WEB VA MOURIR EN FRANCE
Communiqué faisant suite à la semaine de test des ordinateurs de la mairie
lundi 18 février 2008 par Jean Charles Delépine
La mairie d’Amiens a invité les amiénois à tester ses ordinateurs de vote durant une semaine, Ce lundi 18 février nous sommes sensés assister au clou de cette démonstration : le non dépouillement.
Qu’ont pu constater les amiénois ?
ils ont pu vérifier, ce qui n’est que peu contesté, que
l’utilisation de ces ordinateurs opaques est presque aussi
simple que l’utilisation d’urnes transparentes.
ils ont pu se poser des questions sur le devenir de leur bulletin
une fois validé. Personne, dans le bureau de vote, à la mairie, au
ministère de l’intérieur, n’est en mesure de garantir que ce vote
est effectivement et sincérement pris en compte par l’ordinateur.
Certains à ce sujet font acte d’une confiance aveugle mais est-ce bien
raisonable quand on sait tout ce que le code électoral fait pour
que la notion même de confiance soit inutile pendant une élection ?
ils ont pu constater que contrairement aux scrutins par urnes
transparentes, le résultat donné par la machine n’est pas
vérifiable.
Face à ces légers défauts, sans rien promettre, Béatrice Leroux-Lepage nous fait mirroiter un éventuel hypothétique référendum local pour décider de la mise en place de ces ordinateurs de vote.
Autant une telle mise en place serait bien entendu impensable sans référendum préalable, autant ce référendum apparaîtra assez surréaliste si la question posée fait apparaître clairement les enjeux de cette façon :
« Acceptez vous que les opérations électorales, depuis la récolte jusqu’au comptage des bulletins soit confiée à la société Untel ? Notez qu’en votant oui vous donnerez procuration à la société Untel pour voter à votre place. »
À l’approche des municipales et des cantonales les amiénois s’intéressent à l’avis des différents candidats quant à l’usage qui sera fait de ces ordinateurs lors des élections futures. C’est pourquoi nous adressons à tout les candidats un questionnaire et rendrons publiques leurs réponses.
